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Le circuit de découverte du village

 

- Un itinéraire pédestre ponctué de panneaux qui racontent Saint-Léons, au temps de Jean-Henri Fabre. Construit à flanc de coteau dans la vallée de la Muze, entre Causses et Lévézou, il a su garder son charme et son caractère pittoresque. De nombreux vestiges de son passé sont encore visibles. [lire le petit historique]

*Plan disponible à la Maison Natale de Jean-Henri Fabre

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Saint-Léons : vue générale photo : Maison Natale de Jean-Henri Fabre

Petit historique
- Le village doit son nom à l’ancien évêque de Bordeaux, Léontius, qui vint au Vème siècle s’y retirer en ermite. Une communauté religieuse se constitua alors, et devint avec les siècles l’un des plus grands monastères bénédictins du Rouergue. Son nom a ensuite remplacé celui de Noailhac, dont l’origine latine, Nobiliacum, signifie "ferme aux petites prairies" et qui apparaissait encore au XIIe siècle.

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L’aile ouest de l’ancien monastère photo : Maison Natale de Jean-Henri Fabre

- Construit en étage autour d’une source intarissable, Saint-Léons n’a jamais manqué d’eau, l’eau que l’on voit apparaître au gré des fontaines, aux différents étages du village.

- Comme les bourgs voisins, Saint-Léons a connu les troubles et les destructions de la guerre de Cent Ans puis des guerres de religion. Il leur doit des éléments de défense et des reconstructions qui n’ont subi ensuite que les assauts du temps.

- Le château Saint-Martin, qui surplombe le village n’avait pas vocation à le défendre : il fut construit au XVème siècle et servait de demeure aux prieurs et à leurs fermiers.

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En haut de la ruelle : le château Saint-Martin photo : Maison Natale de Jean-Henri Fabre

- Jean-Henri Fabre était très attaché à son village natal, à son époque, encore très animé : il y avait alors sept auberges et on comptait encore trois maréchaux-ferrants, trois charrons, trois menuisiers charpentiers, deux couvreurs, un maçon, un sabotier...Saint-Léons était connu pour son marché du lundi et, surtout, ses foires qui, le 10 de chaque mois, attiraient aisément un millier de bestiaux sur pieds. Les foires ont perdu peu à peu leur importance depuis la fin de la dernière guerre.

« Là-bas, hors du village, à mi-hauteur des collines, le grand tilleul archi séculaire, le Tel, comme nous l’appelions, dont les flancs excavés par les siècles étaient, dans nos jeux, la cachette favorite. Les jours de foire, son immense frondaison versait l’ombre sur les troupeaux de boeufs et de moutons. En ce jour solennel, unique dans l’an, quelques idées me venaient du dehors ; j’apprenais que le monde ne finissait pas avec ma conque de collines. Je voyais arriver à dos de mulet et dans des outres en peau de bouc le vin du cabaretier. J’assistais, sur la grande place, à l’ouverture des jarres pleines de poires cuites, à l’étalage des corbeilles de raisins, fruit à peine connu, objet d’ardentes convoitises. J’admirais le tourniquet qui, pour un sou, suivant le point où s’arrêtait son aiguille sur la rangée circulaire de clous, faisait gagner tantôt un caniche rose en sucre d’orge, tantôt une fiole ronde d’anis praliné, tantôt et plus souvent rien du tout. » (Souvenirs entomologiques, VI, 4).

 
 

 
 
 
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